Le web social révolutionnera t-il le monde de l’éducation et de la connaissance ?

La critique qui revient sempiternellement dans la bouche de ceux qui ne connaissent pas – ou n’arrivent pas à ce servir- d’internet et plus particulièrement des outils de web social et l’absence d’utilité d’outils tels Twitter, facebook, youtube et autres outils très 2.0 comme il était courant de les appeler fut une époque (révolue ?).

Effectivement, et ce n’est définitivement pas une critique de ma part, ces outils peuvent sembler très abstraits, inutiles, quand on ne les connait pas ! J’ai souvent tendance à m’insurger sur le “tout social”, comme dans mon dernier post où je blâmais un politique qui a une utilisation de twitter très bancale et qui, pourtant, s’attirait les compliments de la presse parce qu’il était présent dessus.

Pourtant s’il y a bien un secteur que les social media pourraient révolutionner c’est celui de la connaissance et de l’éducation.
En effet combien de jeunes ne se rendent compte que trop tard qu’il auraient aimés aller à l’Université et faire des études ? Combien de jeunes doivent travailler rapidement afin de subvenir à leur besoins ?
Plus simplement, on peut être attiré et passionné par un métier manuel mais vouloir s’instruire, apprendre quelque chose d’autre.

Bien-sûr, en France, il existe l’Université du temps libre (UTL). Bien que plus centrée sur les retraités il me semble, elle offre une initiative intéressante dans l’accès à la culture. La principale culture étant cependant les horaires et lieux fixes qui peuvent handicaper certaines personnes. Enfin, je ne suis pas sûre que tout le monde saute le pas de l’inscription…

De grandes universités américaines, en partenariat avec l’emblématique Youtube ont lancées le service YouTube Education, facilement accessible à l’adresse youtube.com/edu (voir l’article sur Cyberpresse.ca)
Le service proposera autant des cours de la Business School d’Harvard que des vidéos de la School of Dentistry (Michigan).

J’apprécie énormément le principe de ce genre de service. Itunes avait déjà annoncé la donne avec son service ItunesU, très bien fait d’ailleurs.
A ce propos un podcast que j’ai découvert récemment et qui est très intéressant : Le Marketing à l’écoute.


Ces services sont très utiles car ils permettent d’approfondir ses connaissances. Chose assez extraordinaire,  tout le monde, pourvu qu’il soit doté d’un ordinateur avec une connexion internet peut accéder à ces contenus.

Pour les étudiants classiques, si je puis dire, des outils du web ont déjà un impact sur leurs études. Outre la fameuse encyclopédie très 2.0, wikipedia, tant appréciée que décriée (voir mon article sur le “Just Say no to Wikipédia, par Tara Brabazon) des bureaux virtuels, comme pour celui mis en place par l’Université de Reims, commencent à voir le jour.
Si vous avez été étudiants ou que vous l’êtes actuellement, vous devez bien connaître l’atmosphère très molle qu’il y a pendant les amphis. L’année dernière, le phénomène Facebook s’est largement démocratisé et, de plus en plus, les étudiants étaient sur facebook, donc détournés du cours.
Alors certes il y a la méthode bête et méchante consistant à donner l’ordre de supprimer les ordinateurs des amphis (situation vécue, ndlr). Wahou, c’est une réaction typiquement stupide de personnes désemparées. Mais tant pis, le web on l’a aussi sur le téléphone, maintenant. Statut quo : les profs doivent, de plus en plus fournir du contenu varié/intéressant/interactif afin d’attirer les étudiants.

Monica Rankin, professeur d’histoire à l’Université du Texas, a eu une idée tout à fait intéressante : mettre en place twitter dans l’un de ses cours.
Grâce à un hashtag désigné, M. Rankin pouvait organiser ses cours en fonction des questions de ses étudiants.
A l’aide d’un vidéo projecteur une véritable connectivité entre la prof et ses étudiants pouvait se créer. Bien-sûr, cette initiative est un test, mais on peut d’ores et déjà saluer l’initiative qui peut être bénéfique pour les étudiants timides, et finalement pour tout le monde puisque selon moi un cours intéressant se fait surtout sur la discussion qu’on peut en tirer.






Si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite à lire l’article de Read Write Web à ce sujet. Vous pouvez aussi consulter les conclusions de Mme Rankin sur la page web dédiée : The twitter experiment at UT Dallas (en anglais).

Alors le web social, gadget pour geek ou, comme je le pense, un espoir pour l’accès à la culture au plus grand nombre ?

4 commentaires sur “Le web social révolutionnera t-il le monde de l’éducation et de la connaissance ?”

  1. seoman, le 1 septembre 2009 à 18:42

    merci pour le lien et la citation

  2. Michaël, le 4 septembre 2009 à 13:30

    Je pense que cette absence d’utilité des médias sociaux confirme le retard numérique de la France. A savoir si ce sont les médias “traditionnels” qui sont responsables, l’offre qui n’est pas adaptée ou simplement une question culturelle.

    C’est quand que le prof il tweet: http://tr.im/xRYS :)

    Pour répondre au titre de votre article, j’y crois.

  3. Powanono, le 11 septembre 2009 à 14:52

    Les réseaux sociaux ont, pour moi, aucun aspect social comme on l’entend. Je rejoins donc aisément votre argumentation sur le “tout social” qui se résume le plus souvent au “tout gadget”.

    En tout cas j’aime la conclusion de fin sur le prof, les cours et le multimédia.

    Au plaisir de vous relire ! :-)

  4. [...] Aka-aki, vie privée et évolutions de la société [...]

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