Le libéralisme n’est plus un gros mot : merci Bertrand !

Actualité politique plus qu’intéressante en ce moment : Bertrand Delanoë s’affirme comme libéral, et cela sans s’attirer les foules ! Bien joué !


C’est assez rare, les idées libérales étant très amalgamé en France, source de tous les mots selon certains.


Vous pensez que les idées libéral c’est l’exploitation du peuple, le tout pouvoir au patronnant ? Un peu d’histoire : le libéralisme est un courant de pensé philosophique créé par les Lumières (des types géniaux qui sont à la base de la plupart de nos Droits). A la base rien à voir avec la politique donc. Le système politique correspondant serait le capitalisme. On peut donc être contre le capitalisme mais libéral, même si ces deux notions semblent assez liées tout de même.


Bertrand Delanoë s’affirme donc comme libéral, reste avoir ce qu’il entend par libéral…mais cela peut être un bon début…Je pense sincèrement que le libéralisme couplé à un capitalisme contrôlé est l’un des meilleurs système (même si aucun système parfait n’existe…).


Rendez vous du 14 au 16 novembre, à Reims, pour savoir qui sera élu premier secrétaire du parti socialiste. En tout cas, Ségolène Royal a clairement un concurrent de taille, qui me paraît bien plus sérieux et compétent que cette dernière…mais ce n’est que mon avis (et là le peu de gens qui ne savaient pas pour qui j’avais voté ont leur réponse… )


3 commentaires sur “Le libéralisme n’est plus un gros mot : merci Bertrand !”

  1. jbj, le 1 juin 2008 à 11:48

    On peut donc être contre le capitalisme mais libéral, même si ces deux notions semblent assez liées tout de même.
    Oui, ça s’appelle le libertarisme, et c’est du soit-disant libéralisme de gauche. Pour moi, c’est un peu comme le type qui vote FN mais qui ne s’estime pas racisme.

    Pour en revenir au libéralisme, c’est vrai ce que tu dis à propos des lumières, mais comme pour beaucoup de choses il y a une différence entre la théorie et la pratique: Le libéralisme et son copain le capitalisme, sont, entre autres, responsables de deux guerres mondiales, de bombes atomiques, de l’apartheid en Afrique du Sud, du colonialisme, de Guantanamo, sans parler de tous les miséreux dans le monde.

    La liberalisme, c’est l’antipode de l’égalité. C’est la liberté des uns au détriment de celle des autres.

    Quand à l’ami Bertrand, quoi d’étonnant dans ses propos? Le PS n’a de Socialiste que le nom depuis une vingtaine d’années.

  2. camille, le 1 juin 2008 à 12:46

    Ah je suis bien d’accord sur la différence entre la théorie et la pratique ; mais (malheureusement) c’est comme ça dans tous les systèmes. Quand la russie était urss, c’était pareille : les adhérents au parti avaient de meilleurs appartements, etc.

    Bien sur pas d’accord quand tu dis que le libéralisme est l’antipode de l’égalité. Nous pouvons (entre autre) dire que le libéralisme a permis à des pays émergents de se développer rapidement. Même si la plupart des échanges/accord financier se font entre pays du nord (et c’est là que le système actuel n’est plus libéral).

    Non, non : au contraire les vrai libéraux ont toujours combattu l’esclavagisme et le colonialisme(Cf, les lumières).
    Quand à Guantanamo, cela a été produit par un système capitalisme mais pas libéral. Les Etats Unis ne sont de toute façon plus un pays libéral depuis le 26 octobre 2001, date de signature du Patriot Act.

    L’annonce de Bertrand à de surprenante qu’il n’a pas choisi la voix la plus évidente…avec le risque de s’attirer les foudres de bon nombre de représentant du PS.

    Bon dimanche à toi ;)

  3. jbj, le 1 juin 2008 à 14:06

    Effectivement, le libéralisme à permis à certains pays de se développer rapidement, mais à quel prix? Le problème c’est que pour un nouveau riche, tu as 50 nouveaux (ou anciens!) pauvres.
    Quand au parallèle entre libéralisme et capitalisme, je n’ai encore jamais vu de système politique à la fois libéral et non capitaliste.
    Moi, je suis un anti-capitaliste avant tout. Si le libéralisme que tu prône permet de mettre fin à la loi du capital, alors je n’y voit rien de mal. Mais tant qu’il sera –même si la théorie est bien, nous sommes d’accord sur ce point– associé au capitalisme et aux atrocités qu’il répands dans le monde, je ne pourrais l’approuver.

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