Ecosse : pourquoi ça n’a pas marché, pourquoi je suis revenu
Ceux qui me suivent sur twitter le savent : je suis revenu d’Edinburgh, et j’ai donc arrêté mon Bachelor of Business with Management. Bon, le terme est tout de même assez relatif puisque je n’ai suivi qu’un cours qui était en fait le mot de bienvenu (il faut croire qu’il ne m’a pas particulièrement ému, sic).
Soit. Pourquoi arrêter et à la base pourquoi ce choix de partir ? Début 2009 je commence à réfléchir à mon avenir post DUT. Plusieurs choix me tentent, entre autres, la licence information-communication de l’Institut Français de Presse, la licence pro Référenceur & Rédacteur Web de l’IUT de Mulhouse et donc, également, la possibilité de partir en Ecosse, un an, pour le bachelor (équivalent bac+3).
J’ai pas mal hésité entre la licence pro et l’Ecosse. Deux choix de vie bien différents.
Mauvaise préparation ?
Je ne suis pas allé à Edinburgh avant mon départ, j’ai vite fait repéré les quartiers avec Google Street View, mes yeux ont également parcouru quelques sites (wikipedia en tête) sur la ville.
La plupart des étudiants internationaux que j’ai rencontré lors de mon bref séjour avaient été au moins une fois dans la ville, pour du repérage, d’autres sont venu accompagnés, d’un ami, de leur copain/copine mais accompagné.
Pas le spleen de l’arrivé mais un sentiment persistant.
Le spleen de l’arrivée c’est normal. Quand cette dernière se fait à une heure du mat’ et que tu te retrouves lâché dans la ville en cherchant ton auberge, forcément tu déprimes un peu. Quand, dans ta chambre de 6 mètres carrés tu poses ta valise inévitablement tu te poses des questions.
Puis, tu dors, tu te lèves tôt et une nouvelle journée commence. J’étais tout excité, j’ai cherché des colocs, me suis un peu promené pour découvrir la ville. Assez rapidement je me suis dit “mouais, c’est pas aussi beau que ce qu’on m’avait dit”…
Puis, au bout de quelques jours et après découverte de la fac (et d’un peu tous les coins de la ville, merci les visites de coloc) je me suis dit : ça ne va pas, ce n’est pas l’arrivée déboussolante, c’est quelque chose de récurant.
Ce sentiment ne m’aura jamais quitté. Le dernier jour où je savais que je partais je me suis assis dans les jardins derrières Princes St et me suis dit “ça ne pourra jamais être ma ville, pour une semaine ou un an.
Récemment, un ami, m’a dit qu’il avait une connaissance qui avait toujours refusé de bosser au Royaume Uni, à cause du temps. Et effectivement c’est assez…déprimant. De par ma maigre expérience j’ai pu voir qu’il y a deux écoles :
- la première : weather is nothing. Pour eux le temps est juste une variable parmi, les émissions qui passent à la télé, le résultat du match de l’OM, etc. Bref une chose parmi tant d’autres.
- Weather is…all. Pour eux le temps influt sur le moral, du manière très significative. Je fais parti de ces gens là, et je n’en avait pas forcément super conscience.
Quand je me suis aperçu que ce phénomène était récurent je me suis dit “prend une décision”. J’ai réfléchis, beaucoup réfléchis pour me dire que si je revenais j’avais encore des chances de trouver une formation qui me conviendrait. J’ai donc cherché, re cherché, et, et j’ai trouvé la licence pro ingénierie de l’internet qui semblait correspondre à ce que je cherchais.
Alors échec ? Un peu, tout de même car le but n’était pas de rester deux semaines mais un an. Finalement pas tant que ça : j’ai essayé, ça ne m’a pas plu, je suis revenu et j’ai repris quelque chose où je serais, -c’est sur- épanouie. Tant professionellement que personellement.
Ce qui est certain c’est que cette expérience, m’aura appris beaucoup de choses sur moi-même. Et ne serait-ce que pour cela je ne regrette en rien “mes vacances à Edinburgh” comme j’appelle affectueusement cette aventure.
A partir de lundi retour à la Netscouade et le 5 octobre début des cours de la licence pro. Great.

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On apprend autant sinon plus de ses échecs que de ses réussites, et encore ne sont-ce des échecs après coup, que si justement on n’a pas su en tirer de leçons. Le principal ce n’est pas de “tenter et parfois réussir parfois rater”, le principal c’est de “tenter et parfois réussir et parfois rater MAIS rebondir et retenter”. Et puis à 20 ans, une petite claque fait moins mal qu’à 30 qui fait moins mal qu’à 40
Bref, pas grand chose à te dire puisque tu as déjà rebondi de toi-même, bonne chance pour la suite ! Tu es quelqu’un de bien et donc tu feras bien de toute façon
Mieux vaut avoir des remords que des regrets !
Puis, c’est sûr que quand on est habitué au climat “sudiste” de Paris, difficile de s’acclimater au climat britannique
. Bonne chance pour la suite !
Personnellement, j’ai fais un an d’étude au pays de Galles (un Bachelor engineering) et cela m’a vraiment plus, je repars au royaume-unis pour poursuivre mes études (cette fois-ci au nord de l’Angleterre).
D’après les personnes que j’ai rencontré, je n’ai pas véritablement l’impression qu’il y ait deux écoles (weather is nothing/all). D’ailleurs, je tiens à préciser qu’il ne fait pas si mauvais qu’on le dit. Certes au point de vue des statistiques sur une année, les températures et la pluie est plus importante qu’en France, mais cela ne me semble pas catastrophique. Parfois il fait même beaucoup plus chaud qu’en France.
Tant que ce choix de revenir en France n’est pas regretté, je vous souhaite bien du courage et une bonne continuation.
Bonjour Camille!
Premièrement, je te dis “bravo” d’avoir pris la décision de retourner. Les premiers jours/semaines/mois dans un nouveau pays sont toujours difficiles mais si notre petite voix intérieure nous dit que ça va s’arranger, ça vaut la peine de continuer…Si on ne sent pas dans son élément, à quoi bon?!
Deuxièmement, je comprends ton impression par rapport au climat…Perso, après une année à Lille (sic), je me suis rendue compte que la pluie était pas mon truc. Tu as raison à propos du voyage qu’on devrait faire avant. Dans un monde idéal. Dans la vraie vie, c’est pas toujours évident à cause des coûts…Je l’ai toujours fait avant un gros déménagement.
Petit bémol: visiter en touriste et vivre en habitant, c’est différent
Bonne continuation et au plaisir de te lire!
@SD : Effectivement l’important était de rebondir, et une semaine après je n’ai encore aucun regret. Que du bonheur, comme la certitude d’avoir fait le bon choix pour ma vie dans son ensemble tout en ayant appris pas mal sur moi même et le futur que je souhaite me donner.
@Manu : Effectivement
. Et encore pire quand tu es allé en vacances à Marseille
.
@Funnycat : Hello et bienvenue ici
. Je suis content si tout se passe bien pour toi et c’est tout ce que je souhaite aux étudiants partant à l’étranger.
. Après peut-être que plus dans le sud le temps est plus agréable.
Mon échantillon s’est fait sur quelques personnes donc difficile de dire s’il est pertinent.
En ce qui concerne le temps je ne sais pas pour les UK mais pour ce que j’ai vécu en Ecosse, au début du mois de septembre (= été) c’est clair : Horrible. Pluie, vent, froid. Autant les gens sont adorables autant le temps est horrible, persiste et signe
Merci pour ton mot gentil. Je te souhaite plein de bonnes choses pour la suite de tes études aux UK !
@Carmen Gerea : Merci mille fois pour ce très gentil message. Il ne fait pas très beau à Lille (à Reims, Troyes, Paris, non plus…) mais c’est une très belle ville où je me suis senti bien, contrairement à Edinburgh.
Je lisais l’autre fois que l’endroit où l’on s’installe est l’une des décisions les plus importantes de sa vie. Nos deux expériences respectives semblent confirmer cela !
Au plaisir de te revoir ici
[...] Ecosse : pourquoi ça n’a pas marché, pourquoi je suis revenu. [...]
If you’ve never failed……………you’ve never lived.
http://www.youtube.com/watch?v=_tjYoKCBYag&feature=player_embedded
je viens de trouver çà