Dutreil reste dans le champagne, mais d’une autre façon…
Après sa (grosse) défaite aux municipales de Reims -il n’avait pas passé le second tour- nous apprenons que Renaud Dutreil quitte le monde passionnant de la politique pour rejoindre le monde tout aussi passionnant de l’Entreprise.
En effet, l’ex candidat prend la direction américaine du leader du luxe : LVMH. Renaud Dutreil reste, donc, en quelque sorte dans le champagne puisque LVMH gère -entre autre- Moët & Chandon.
Du coup, je peux dire qu’il y a quelques mois j’étais convié à prendre le petit déjeuner avec le DG de LVMH USA, et qu’un bon pote, connais personnellement ce monsieur. (A prendre au troisième degré, bien sûr…)
Trève de plaisanteries, un destin assez étonnant. Il est rare de faire le chemin politique>entreprise et c’est tout à son honneur, je trouve.
Pour en savoir plus sur le sujet, le papier du Monde ou Dutreil explique ses choix.

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Bonsoir Camille,
En tout cas, son discours est bien construit, il doit avoir un bon “speechwriter”
“Si aujourd’hui je pars à New York, pour présider la filiale américaine de LVMH, c’est, malgré les apparences, dans le prolongement de cette vie intense où le réel m’a donné l’impression de pouvoir s’améliorer et se transformer sous l’effet des volontés collectives et d’un dessein clair.”
“Trois raisons m’ont conduit à entrer dans le monde de l’entreprise, ce qui est pour moi un nouveau défi. La première est Bernard Arnault.”
“La deuxième raison est la nature même des métiers de LVMH : élu de Champagne tout au long de ma vie politique, descendant de vignerons, amoureux des métiers d’art que j’ai essayé de refaire découvrir au public français et de protéger, convaincu que le génie français se déploie autant dans les sciences que dans les nouvelles formes du goût et de l’Art, je vois à quel point ce groupe international illustre une des stratégies possibles pour notre pays : créer des marques mondiales dotées d’une âme inimitablement française,”
Ca, c’est très fort, non ?
“La troisième raison est l’Amérique. Jeune, comme beaucoup de Français, j’avais pour l’Amérique un sentiment mêlé d’admiration et de méfiance”.
Si on le suit bien, c’est presque un acte de résistance que de quitter le marigot français pour aller défendre le Pays aux USA.
SD