Bientôt qu’un seul campus pour l’université de Reims ?

La nouvelle est tombée hier : Richard Vistelle, le président de l’université de Reims envisagerait de regrouper toutes les UFR (y compris l’I.U.T.) à Croix-Rouge !

Nous avons la chance d’avoir été selectionné pour participer à l’opération campus du ministère de l’enseignement supérieur qui permettra de rénover dix campus français. Et quel est le campus en France qui a besoin d’être rénové ? Celui de Reims bien sûr.

Mais ce projet pose quelques questions tout de même ? Le nouveau bâtiment de l’UFR STAPS est en train d’être construit au campus moulin de la housse : Cela veux t-il dire qu’ils sont en train de construire un bâtiment tout neuf alors que d’ici quelques années tout va être déménagé !? Et la bâtiment Z de l’I.U.T ainsi que les amphis Y qui doivent avoir 3 ans, on va les raser !?

La question des transports se pose aussi. Les bus H qui vont à Croix-Rouge sont plein chaque matin ? Comment transdev (exploitant du réseau des Transports Urbain de Reims, TUR pour les intimes) va t’-il s’organiser pour offrir un service de qualité ?
Tout centraliser n’est pas une bonne chose, on voit ce que ça donne avec la Défense et le RER A. Je sais que le tramway va arriver à Reims mais je doute quand même sur la faisabilité du projet du point de vue des transports.

En tout ce projet mérite un sérieux extrême car comme tout projet public il met en jeu l’argent des contribuables.

Je vous mets ici l’article de l’Union paru hier :

Emblème de l’université de Reims Champagne-Ardenne, les coquilles du campus Croix-Rouge
qui accueillerait toutes les UFR du Pôle santé et du Moulin de la Housse.
Un campus à l’anglo-saxonne, c’est le rêve de Richard Vistelle, qui vient d’être réélu dans la nouvelle structure universitaire président de l’URCA, ainsi que toute son équipe. L’université de Champagne-Ardenne marche vers son autonomie et entend bien profiter de ses nouvelles libertés, pour se donner les moyens d’un avenir meilleur.
L’URCA est inscrite parmi la trentaine de candidates à l’Opération campus du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, pour bénéficier de l’effort financier exceptionnel annoncé. Il permettra de rénover dix campus français.
«Il nous faut sortir de cette situation d’éclatement, qui nous pénalise en terme d’optimisation des moyens, de mutualisation des services aux étudiants, de visibilité des enseignements et de la recherche», indique le président qui préconise un regroupement de tous les sites universitaires sur un seul et même campus.
C’est le campus Croix-Rouge qui accueillerait la nouvelle université. Un site en cours de reconstruction pour 30 millions d’euros, et qui accueille déjà des services communs dont la superbe bibliothèque universitaire de Sorbon.
«Si nous devenons propriétaire de notre patrimoine, conformément à la loi sur l’autonomie des universités, nous envisageons de vendre le site du Moulin de la Housse, vétuste, et qu’il faut de toute façon reconstruire; ainsi que les 42 hectares de terrains pour transférer les sciences, Staps et l’IUT à Croix-Rouge. On y regrouperait également les UFR du pôle Santé.»
«L’éparpillement des locaux et des équipements nous coûte très cher», constate le président Vistelle. Le projet ambitieux et parfaitement cohérent tient compte des économies faites sur la gestion du patrimoine, mais aussi des nouvelles opportunités garanties par le TGV et sa gare de Bezannes, ainsi que du futur tramway de Reims.
La Ville de Reims, Reims Métropole, la région Champagne-Ardenne et la Caisse des dépôts approuveraient l’opération, propre à donner un nouvel élan à notre université.
«Il nous faut un campus attractif capable de séduire les étudiants, les enseignants chercheurs français et étrangers. L’avenir de l’URCA est à ce prix.»
150 millions d’euros, c’est ce que coûterait la reconstruction de l’université à Croix-Rouge à proximité du futur technopôle de Bezannes. Un partenariat public privé est à l’étude pour la faisabilité du projet, avec ouverture à des actionnaires dont la caisse des dépôts.
«On gagnerait sur tous les tableaux», affirme le président qui veut «un campus vivant et sécurisé, conçu selon un véritable plan d’urbanisme, avec des logements, des commerces, une crèche…».
La réponse du ministère concernant l’Opération campus est attendue fin mai. Quoi qu’il arrive, Richard Vistelle entend jouer gagnant: «Même si nous ne sommes pas retenus, on fera tout pour que ce projet aboutisse autrement».
Françoise Kunzé

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